YUKIKO THE WITCH

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Press

 

Article de Julien Courbe pour PRESTO! 02.2006

Il y a, a priori, peu de points communs entre le fait de boire paisiblement un verre de Primitivo di Puglia (vin rouge corsé de la région des Pouilles en Italie) et la musique de YUKIKO THE WITCH. Pourtant, à l’heure de l’écriture, l’ivresse douce engendrée par la consommation de l’un s’accorde à merveille au bien-être qu’on peut prendre à l’écoute de quelques uns des (très) nombreux titres enregistrés par ce groupe au patronyme si singulier. Il n’est besoin de justification complexe à ces plaisirs rares, il suffit de goûter aux charmes des artisans hors du commun, que ce soit en œnologie ou en musiques. Car YUKIKO THE WITCH possède le mystère des travailleurs nobles de l’ombre, une volonté d’une vie ici "tout-art", englobant d’un geste diverses formes d’expressions artistiques et s’y consacrant avec abnégation, et parfois entêtement aveugle… D’abord James Martin, Gallois d’origine (terre étrangement fertile en artistes "à la marge" : John Cale, Super Furry Animals, Gorky’s Zygotic Mynci ou même Tom Jones), on ne sait comment atterri en nos contrées. Artiste peintre, photographe, auteur, compositeur, guitariste et chanteur du groupe… et sûrement d’autres choses encore. Puis Franck Claise, luthier, ébéniste, sculpteur et bassiste. Leur discographie est foisonnante, en une boulimie incontrôlée de compositions et d’enregistrements-maison immédiats, une dizaine d’autoproductions (dont le dernier en date, éponyme et objet de convoitise critique) étiquetées par saison presque. Ne pas se soucier de la perfection du son, ce sont juste les émotions folk, nombreuses, qui doivent être gravées pour la postérité… Ambitionner de mélanger les arts, d’introduire d’autres composantes, d’autres univers sur scène et sur disques. Incongruité a priori de fusionner un folk-rock anglo-saxon d’histoire avec une certaine fascination pour l’esthétisme extrême-oriental. Envisager le théâtre Nô dans un concert rock ? Pourquoi pas, mais c’est plus dans l’esprit que dans la forme qu’il faut l’entendre ("A l’instar de la peinture, j’aime tenter de retrouver la paix dans le chaos, de saisir toute sensation vécue et l’épingler sur la peau d’une toile ou d’une chanson. Une logique globale découle du patchwork, inspiré des décharges publiques où la beauté émane de la dégradation temporelle de ces amas de la société. En musique, et plus particulièrement dans ce dernier projet, cette idée est exprimée par la volonté de simplifier à la japonaise (en peinture) la structure des chansons et d’aller à l’essentiel"). Ce devait être dit…mais nécessitera de mettre des sons sur ce concept intriguant, avant que le groupe ne passe à une autre démarche artistique, toujours aussi exigeante et belle en chansons. A cette allure épuisante, YUKIKO THE WITCH ira toujours plus vite que nous… dès cet été ils joueront au Japon. Février 2006

 

442ème Rue:

YUKIKO THE WITCH (CD - http://www.yukikothewitch.com)
Une bio qui parle d'un groupe folk-rock, un disque qui propose 14
morceaux, dont deux dépassent allégrement les 10 minutes, et 6 sont
largement au-dessus des 5 minutes, là, comme ça, de prime abord, je
vous le dis tout net, ça me fait peur. Est-ce que mes frêles oreilles
habituées au 1-2-3-4 et aux 3 accords de base vont supporter ce choc
culturel ? Eh ben, à ma grande surprise, oui ! Comme quoi rien n'est
jamais désespéré en ce bas monde, même mon cas qui, pourtant, doit
déjà relever de la music-fiction la plus pathogène. Or donc ce groupe
nordiste nous propose un disque intense, copieux, travaillé, et, au final,
salement addictif. On se laisse prendre aux ambiances évoquées par
une musique qui vous fait voyager au gré des courants, des tempêtes,
des calmes plats, des brises et autres forces éoliennes. Même sur des
titres d'une durée pourtant anormalement élevée ils réussissent à capter
notre attention d'un bout à l'autre ("Jade rain and dragon bones" aux
accents curieusement nirvanesques), belle performance. Par contre,
pour ce qui est du folk-rock, si vous vous attendez à une sous-version
des Eagles ou de Crosby, Stills & Nash, soyez rassuré, ils ne sont pas
tombés aussi bas. D'ailleurs du folk-rock, personnellement, j'en ai pas
trouvé beaucoup là-dedans, ou alors le genre m'est encore plus
étranger que je ne le croyais. Non on a là un rock décent et envoûtant,
certes parfois parsemé d'accords acoustiques ou de chants world
(japonais le plus souvent pour ce que j'arrive à en capter), mais le fond
est bel et bien électrique. Inclassable mais sans conteste une révélation
pour ma pomme.

 

 

LAURA VEIRS + Yukiko the Witch au Grand Mix Sep 2004. Laura Veirs, pour 6 euros ça ne se refuse pas ! La jeune femme native de Seattle jouissant d'une belle renommée dans le folk je décide de me déplacer... Mais là c'est la déception. Les titres sont peut-être joués à la perfection, la jeune Laura a beau être touchante avec son mouchoir, ses deux musiciens ont l'air sympa mais je ne rentre absolument pas dans le concert pourtant intimiste. Les titres ne décollent pas vraiment, on ne dénote pas la moindre prise de risque de l'Américaine. Alors que l'on ne reprochera pas forcément le manque de prise de risque à Tom McRae, la voix de cette compositrice, certes de grand talent, ne m'arrache pas le moindre frisson, plaisir. En revanche, Yukiko The Witch, jeune compositeur anglais vivant en France qui assurait la première partie m'a fait ressentir plus de choses, avec sa voix à la Neil Young.